Lecteurs Blu-ray & HD-DVD : le test vérité

23 novembre 2006 - Par Stéphane Kauffmann  / 

 

Il était temps. Les premiers lecteurs HD sont enfin disponibles en France. Côté Blu-ray, nous avons deux platines, une Samsung et une Panasonic pour des prix largement au-dessus des 1 000 euros. Côté HD-DVD, nous n’avons que le lecteur externe pour la Xbox 360 à un prix dérisoire en rapport. Voici donc les premiers tests et tous les arguments en faveur de l’un ou l’autre des formats.

Introduction

 

Enfin ! Les lecteurs haute définition sont disponibles en France, six mois après leur sortie aux Etats-Unis. L’Europe étant devenu le quart-monde des sorties Hi-Tech, il va falloir vous y habituer, comme l’a encore récemment confirmé Sony en reculant la sortie de la Playstation 3 sur le vieux continent à mars 2007. Et pour couronner le tout, Toshiba a découvert in extremis avant la production un défaut de composants sur ses lecteurs HD-DVD européens, ce qui contraint le fabricant à décaler la sortie prévue en novembre à fin janvier 2007. Quoi qu’il en soit, cela signifie tout de même l’arrivée réelle de contenu HD pour pouvoir enfin mettre à profit les écrans plats qui ornent désormais en nombre les murs de nos salons. Côté Blu-ray, nous avons donc les platines de Samsung (1 300 euros) et celle de Panasonic (1 700 euros). Côté HD-DVD, nous n’avons pour l’heure que le lecteur externe Microsoft pour la Xbox 360 (200 euros) auquel nous avons associé pour les tests comparatifs le lecteur américain de Toshiba en attendant la version européenne.

Nous en faisons les frais

Malheureusement, ce n’est pas l’enthousiasme de jouir enfin d’une image digne du 21è siècle qui prévaut mais l’incompréhension d’une guerre stupide entre les deux formats Blu-ray et HD-DVD. Car non content de devoir investir une fortune, nous sommes en plus dans l’incertitude sur la pérennité du standard choisi ce qui pourrait conduire plus d’un potentiellement intéressé à attendre que l’un ou l’autre en sorte vainqueur. Et on ne peut pas lui donner tort. D’autant que les constructeurs mériteraient pleinement un tel rejet pour leur montrer qu’à force d’être pris pour le dindon de la farce, le consommateur ne veut plus jouer. Lorsqu’on entend des phrases comme « Nous voulons remettre le consommateur au centre de nos préoccupations »  dans la bouche de constructeurs à l’origine de la guerre des formats, il est vrai que la tentation est forte d’aller plutôt s’acheter un beau canapé à la place.

Ceci dit, ces derniers sont déjà punis pour leur propre cupidité par une impossibilité à produire en masse qui au final leur a sans doute déjà coûté si cher qu’ils doivent commencer à regretter leurs décisions. Quoi qu’il en soit, nous allons essayer de ravaler cette colère légitime pour analyser objectivement la situation. Nous ne pouvons que comparer les matériels en les testant et vous expliquer les technologies. Nous savons aussi qu’un lecteur qui lit les deux formats est réalisable et a déjà été réalisé en expérimentation. Savoir quand il arrivera sur le marché est difficile à prédire au regard des déclarations contradictoires des principaux acteurs. Plus généralement, l’aspect « politique » qui conditionnera la pérennité de l’un ou l’autre, voire des deux formats est impossible à analyser. Donc oui, si vous craquez maintenant, il y a un risque. D’un autre côté, nous l’avons tellement attendu, ce passage à la haute définition… A vous de voir.

Le principe

 

Nous avons déjà traité en profondeur de la nature des deux formats, voici donc juste un condensé de ce qu’il faut savoir pour ceux qui étaient en congé longue durée à l’ombre des cocotiers. Pour disposer d’un espace plus important sur le disque qui ne change pas de taille physique (12 cm), la lecture se fait désormais par un laser bleu plus précis ce qui permet de réduire la taille des sillons pour stocker plus d’informations. D’où le nom du format Blu-ray initié par Sony. C’est un média entièrement nouveau qui a longtemps péché par sa sensibilité aux rayures. Aujourd’hui, les fabricants de Blu-ray ont mis au point des procédés de protection qui à priori le rendent tout aussi résistant que le concurrent. Il faudra se montrer précautionneux avec les deux types de disque et éviter de toucher la surface mais pas plus que pour un DVD classique. Il faudra aussi attendre d’en avoir utilisé pendant un certain temps pour conclure finalement sur le sujet mais nous n’avons pas pris de précautions particulières lors de nos tests qui durent depuis plusieurs mois maintenant et nous n’avons rencontré aucun problème.

DVD en HD

Le HD-DVD est plus proche du DVD dans sa conception ce qui a pour conséquence que la fabrication est plus simple à mettre en oeuvre. Les investissements initiaux sont moindres et le procédé apparemment plus facile à maîtriser. Ces conclusions sont le fruit de discussions avec les acteurs impliqués dans la fabrication des médias et semblent raisonnables en essayant de faire la part des choses entre information et intoxication. Une fois la machine lancée, il est probable que les différences s’estompent et que ce ne sont pas des problèmes de production des médias qui devraient décider de la guerre. Pour l’espace disponible, c’est le Blu-ray qui a les meilleures cartes en main. En simple couche, il dispose de 25 Go contre 15 pour le HD-DVD et passe à 50 contre 30 en double-couche. Pour l’heure cependant, nous avons déjà eu des HD-DVD double-couche alors qu’on attend toujours le pendant Blu-ray. A terme, ce ne sera pas plus décisif pour la victoire. Rappelons déjà que le DVD ne contenait que 4,5 Go en simple-couche. 30 Go semblent plus que suffisants pour mettre des films de longueur standard à une qualité au-delà de laquelle il n’est pas sensé d’aller car on ne verra plus la différence. Ensuite, pour les films longs, il suffit de faire du double-face ou de mettre deux disques. De toute façon, comme la majorité des éditeurs ont choisi de sortir des films aux deux formats, ils mettront exactement le même contenu car il serait bien trop onéreux de différencier. Enfin, les lecteurs aux deux formats sont compatibles avec les DVD classiques et les CD audio. Même les CD et DVD gravés sont lus avec des restrictions parfois. Ils pourront aussi lire des médias Blu-ray / HD-DVD gravés sur ordinateur pour vos futurs vidéos HD. Au final, ce n’est donc pas le disque qui fait ou fera la différence.

Les zones

Pour les films Blu-ray et HD-DVD, il n’y a plus que trois zones :

  • Zone A pour les Etats-Unis, le Canada et le Japon
  • Zone B pour l’Europe, la Nouvelle-Zélande, le Moyen-Orient et les pays d’Afrique
  • Zone C pour l’Asie et la Russie.

Pour l’heure, le seul film zoné que nous ayons eu est Dinosaure de Disney sur Blu-ray.

C’est le contenu qui prime

 

Ce sera le contenu qui décidera du succès. Ce qui peut conduire l’un ou l’autre des formats dans l’impasse, c’est son abandon par des éditeurs que ce soit pour des raisons d’échec commercial ou de lobbying des constructeurs. Pour l’heure, certains ont choisi de supporter les deux formats, dont Warner qui dispose du catalogue plus important (voir plus bas). Comme on pouvait s’y attendre, les studios de Sony Pictures sont exclusifs Blu-ray tout comme Disney. Du côté HD-DVD, Studio Canal et Universal ne se sont engagés que sur ce format. Tout ceci peut bien évidemment évoluer. Les films qui sortent actuellement sont tirés du catalogue existant de chaque éditeur et il faut bien reconnaître qu’ils ne semblent pas avoir été choisis pour leur qualité artistique, du moins pour une partie d’entre eux. On nous annonce sur les deux formats une trentaine de titres avant la fin de l’année. Cependant les studios engagés sur les deux formats nous promettent rapidement des sorties simultanées sur les trois formats. Warner a même annoncé que ce sera le cas pour tous ses films dès le premier trimestre 2007.

L’encodage est important

L’encodage des films est identique aux deux supports. Pour l’heure, il s’agit soit du nouveau VC-1 développé par Microsoft soit le classique MPEG-2 déjà utilisé sur les DVD mais la compression est bien moindre, ce qui aboutit à une meilleure qualité. Le débit variable atteint les 48 Mbits contre 12 seulement sur DVD. Associés à la résolution supérieure, les films occupent évidemment énormément de place. Le format VC-1 offre une meilleure qualité pour un encombrement moindre. Il semble aussi que les films encodés à ce format soient bien moins sujets au bruit vidéo. Le problème pour nous est qu’il n’est pas évident de déterminer quels films sont en VC-1 et lesquels sont en MPEG-2. Warner nous a déclaré que tous les films que nous avions étaient encodés en VC-1 et il est vrai que globalement la qualité est la meilleure chez cet éditeur.

Voici la déclaration de Steve Nickerson, Senior VP Marketing chez Warner : « A part quelques titres au début sur Blu-ray, nous utilisons exclusivement le format VC-1 sur les deux supports ». Là encore, il n’y a pas de différences à attendre entre les deux formats. « Nous utilisons exactement les mêmes techniques, les films sont donc de même qualité sur les deux formats », a ajouté Steve Nickerson. D’ailleurs, nous avons eu quelques films Warner aux deux formats et ils étaient de qualité semblable ce qui paraît évident : les éditeurs multi supports ne vont pas produire deux versions différentes alors qu’ils doivent déjà les mettre sur deux supports différents. Training Day de Warner est le meilleur film que nous avions en Blu-ray comme en HD-DVD. La différence entre les deux versions est vraiment ténue et semble plutôt provenir du lecteur que du disque. Chaque film est disponible en 1080p soit une résolution de 1920 x 1080 sans entrelacement. Généralement, une version basse résolution est également présente.

Son en HD

Un mot sur le son. De nouveaux formats ont fait leur apparition chez Dolby et DTS pour améliorer également la qualité audio. On peut se désintéresser de la multiplication des canaux car le 7.1 semble déjà être un maximum pour qui ne veut pas transformer son salon en laboratoire acoustique. Reste, comme pour l’image, une compression moindre qui devrait éviter toute perte audible. Bien entendu, il faudra disposer de l’installation home cinéma capable de décoder ces nouveaux formats. A vous de voir si vos oreilles ressentent le besoin d’une amélioration de l’existant qui est déjà très convaincant. Côté Dolby, le format est le Digital Plus qui permet une compression moindre que le DD et donc un son plus détaillé. Pour vous donner une idée, le débit est multiplié par dix (6 144 kbps au lieu de 640). Les films que nous avions étaient tous compatibles avec ce format. Il existe également le pendant DTS avec le suffixe HD et quelques films en disposaient. Nous ferons un article spécifique sur ces nouveaux formats et ce qu’ils apportent réellement.

Les troupes en présence

Blu-ray & HD-DVD

  • Warner
  • FPE (Fox, Pathé, Gaumot)
  • Paramount

Blu-ray

  • Sony Pictures
  • Lionsgate
  • Columbia Tristar
  • Buena Vista (Disney, Miramax, Touchstone, Dimensions)

HD-DVD

  • Studio Canal
  • Universal
  • Ocean Films
  • Wild Side
  • DreamWorks

Du meilleur au pire

 

S’il n’y a pas de différence de qualité à attendre du point de vue disque, format et encodage, que reste-il ? La numérisation du film en amont et le lecteur en aval. Tant que tous les films n’auront pas été tournés en numérique, ce qui est très loin d’être le cas, il faudra les digitaliser. Et c’est là que le bât blesse. Nous avions une quinzaine de films à disposition respectivement sur Blu-ray et HD-DVD et les différences de qualité entre les films étaient plus que flagrantes et surtout bien plus significatives qu’entre les deux formats. Cela allait de proche de la perfection (Training Day, King Kong…) en VC-1 à moins bien que le DVD classique (Lord of War, Terminator 2…) en MPEG-2. Comme prévu, les films disponibles sur les deux formats affichent la même qualité sur les deux. Certains éditeurs offrent une qualité globalement supérieure à d’autres avec un prix d’excellence à Warner pour une bonne tenue générale.

Curieusement aussi, ce n’est pas parce qu’un film est plus récent qu’il est forcément de meilleure qualité. Nous ne sommes pas ici pour juger la qualité des films mais le potentiel des deux formats et il est impossible de se faire une opinion sur si peu de titres mais on ne s’attendait pas à des différences aussi flagrantes. Sur les échantillons à notre disposition, la qualité était meilleure en moyenne sur HD-DVD. Tout cela n’amène qu’à une conclusion, il faudra être précautionneux dans le choix des films et les critiques de DVD seront attendues de ce point de vue. En revanche et logiquement, il est possible de faire tout aussi bien sur les deux formats, tout dépend du soin apporté par l’éditeur et sans doute de la qualité originale du film. Pour l’heure les bonus mirobolants qu’on nous promet ne sont pas de la partie. Ils sont plutôt maigres et en basse définition. En revanche, la navigation, qui peut désormais se faire sans quitter le film, est plus conviviale, que ce soit sur Blu-Ray ou sur HD-DVD.

 

C’est le diffuseur qui prime

 

Le résultat final dépend évidemment en premier lieu du diffuseur choisi. Lors du précédent article sur le HD-DVD, nous avions procédé à des essais avec différentes tailles et résolutions de téléviseurs. Nous pouvons compléter cela aujourd’hui par des comparaisons entre téléviseurs Full-HD et entre vidéo-projecteurs. Rappelons que les deux résolutions de la haute définition sont le 720 (1280 x 720) et le 1080 (1920 x 1080). Un téléviseur HD-Ready affiche réellement du 720 mais peut évidement recevoir du 1080 qu’il met à l’échelle. Un téléviseur Full-HD affiche réellement du 1080, il s’agit de sa résolution physique. Commençons par les téléviseurs LCD. Jusqu’au 32 pouces (82 cm), il n’y a que des téléviseurs HD-Ready. Aller au-delà ne fait pas sens car la taille est trop petite pour que la différence soit flagrante. Utiliser un lecteur HD sur un 32 pouces apporte une amélioration nette à condition d’être relativement proche mais ce n’est pas spectaculaire non plus.

LCD grande taille Full-HD

A partir du 37 pouces (94 cm) et au-delà, on trouve des téléviseurs HD-Ready et Full-HD. La différence est réelle. Déjà sur un modèle HD-Ready, le passage à un lecteur HD apporte un progrès impressionnant mais ce n’est qu’en Full-HD que cela devient spectaculaire à condition d’opter pour le bon modèle. Car en Full-HD se pose un problème majeur : le bruit vidéo. Sur les aplats de couleur, un grésillement de points parasites fait son apparition jusqu’à devenir très gênant parfois. Ce sera donc un point à surveiller particulièrement en choisissant le couple téléviseur / lecteur car ces derniers y sont également sensibles. Il n’empêche que tous ceux qui veulent passer au Blu-ray ou au HD-DVD devraient se tourner vers un téléviseur Full HD 37 pouces ou plus pour en profiter vraiment pleinement. Nous avons obtenu les meilleurs résultats avec le Philips Philips42PF9731D, un modèle Full-HD en 42 pouces. Si vous l’associez aux meilleurs films, que ce soit Blu-ray ou HD-DVD, le résultat est impressionnant. La netteté est telle que vous avez par moment l’impression de regarder un film en relief. Dans Training Day, ce qui se fait de mieux au niveau qualité, on voit une carrosserie de voiture en gros plan sous la pluie. Les gouttes sont si réelles, qu’on a envie de les essuyer. Les visages gagnent aussi énormément en expression. En général, tous les gros plans profitent beaucoup du passage à la HD. Tout comme les plans larges, pour peu qu’il y ait beaucoup de détails à l’écran. Un paysage de montagne avec de nombreuses alternances : roche, neige par exemple ou encore une ville moderne en vue aérienne. Lorsque l’équation lecteur / téléviseur / film fonctionne, la qualité est vraiment bluffante et le retour en arrière sera difficile.

Le bruit vidéo

Le bruit vidéo, ce sont des pixels de couleurs aberrantes qui viennent s’immiscer principalement sur des aplats de couleur. Cela se traduit par un effet de neige dès qu’on a une couleur unie à l’écran mais peut s’étendre dans le pire des cas à toute l’image. Les films sur support HD peuvent déjà en présenter beaucoup en tant que source. Il est donc logique que si le téléviseur y est sensible aussi, le résultat est particulièrement pénible. Ce sont les écrans LCD Full-HD qui y sont le plus sensibles. Il est facile de vérifier en magasin en associant un lecteur HD à un film sujet au bruit et en regardant le ciel en premier lieu.

Et le plasma ?

Pour le plasma en 42 pouces (107 cm), la taille standard, le progrès est similaire aux téléviseurs HD-Ready de même taille : sensible mais pas spectaculaire. Les plasmas ne passent au Full-HD qu’à partir de 50 pouces et les prix s’envolent… La très grande netteté d’une image issue d’un lecteur HD peut par moments donner une impression un peu artificielle sur un téléviseur LCD. Le plasma offre un rendu un peu plus doux et à ce titre peut être préféré parfois. Cela ne suffit pas en revanche à combler l’écart qualitatif avec un téléviseur LCD Full-HD à la même taille. Evidemment, si vous avez les 100 000 euros nécessaires à l’achat du Panasonic plasma Full-HD 103 pouces….

 

 

Comme au cinéma

 

Le meilleur résultat tous diffuseurs confondus est obtenu avec un vidéo-projecteur DLP Full-HD, mais il faudra investir 6 000 euros. C’est la combinaison parfaite d’une netteté incroyable et d’un rendu plus cinéma que sur téléviseur LCD. C’est même mieux qu’au cinéma ! Mais déjà un projecteur DLP HD-Ready à moins de 2 000 euros donnera une image très impressionnante et on peut vraiment hésiter par rapport à un téléviseur Full-HD. Les vidéo-projecteurs disposent en général d’une mise à l’échelle du 1080 vers le 720 qui est de bonne qualité. On ne perd pas trop en netteté et les fameuses gouttes d’eau de la voiture dans Training Day sont tout aussi palpables que sur le LCD Full-HD Phillips 42 pouces. En revanche, les projecteurs tri-LCD HD-Ready donnent de moins bons résultats car on retrouve une image un peu trop artificielle avec une netteté si prononcée qu’on en voit la grille de la matrice à l’écran.

En ce moment sortent des vidéo-projecteurs Full-HD tri-LCD aux alentours de 4 000 euros (Mitsubishi HC 5000, Epson EMP-TW1000, et Panasonic PT-AE1000E). Nous les avons déjà testés et le résultat est spectaculaire avec un effet informatique moins marqué qu’en tri-LCD HD-Ready. Au final et pour un investissement encore raisonnable, les diffuseurs les plus « rentables » nous paraissent être un téléviseur LCD 37-42 pouces Full-HD pas trop bruyant ou un vidéo-projecteur DLP HD-Ready. Si vous avez les moyens et le salon correspondant, le top du top sera évidement un vidéo-projecteur DLP Full-HD ou un plasma 50 pouces Full-HD. En descendant dans l’échelle de prix, un téléviseur LCD 40 pouces, un plasma 42 ou un projecteur tri-LCD HD-Ready donneront un résultat respectable. En revanche sur un téléviseur 32 pouces, ce ne sera que du mieux.

Et enfin le lecteur

Restent donc les lecteurs. Evidemment, on pourrait penser que le Blu-Ray a les meilleures cartes en main avec de nombreux fabricants qui ont annoncé des produits. Mais ils se font attendre. Seuls Panasonic et Samsung sont prêts et nous avons testé leurs lecteurs qui coûtent respectivement 1700 et 1300 euros. Côté HD-DVD, il n’y a pour l’heure que Microsoft avec le lecteur externe pour la Xbox 360 à 200 euros. Associé à la console en version de base, la facture ne sera que de 500 euros, jeux vidéo en prime. La principale différence vient des sorties analogiques seulement pour la Xbox 360. En YUV, la résolution se limite au 1080i. Le VGA peut selon Microsoft produire du 1080p mais nous n’avons pas réussi à trouver un téléviseur compatible. A ce propos, cette notion doit aussi être expliquée. En entrelacé ou i, seule une image sur deux est transmise. On peut donc craindre des difficultés quand l’action s’accélère et qu’il y a du mouvement à l’écran. Nous avons testé dans ce sens et franchement, nous n’avons vu aucune différence sur les téléviseurs capables de gérer les deux. D’ailleurs, certains téléviseur annoncés compatibles 1080p n’ont jamais voulu accepter le signal que ce soit en HDMI ou en VGA. Ce fut d’ailleurs le cas du Philips, notre modèle de référence.

La différence ne se voit que sur un vidéo-projecteur Full-HD et pas dans les scènes en mouvement. L’image est généralement un cran plus stable et plus définie. Avec un téléviseur, ce n’est donc pas un critère. En HD-DVD, nous avons également utilisé le lecteur Toshiba américain. Place donc aux tests de chaque lecteur. En premier lieu, nous avons évidemment jugé de la qualité d’image en 1080 sur notre téléviseur de référence, le Philips 42PF9731D. Nous avons également fait des essais sur des téléviseurs Full-HD plus sensibles au bruit vidéo. Nous avons aussi regardé la capacité à mettre à l’échelle du contenu 1080 vers du 720 pour les téléviseurs HD-Ready. Enfin, nous avons essayé la sortie analogique en YUV car il y a des différences sur le papier entre les lecteurs Blu-ray sur la qualité de conversion en analogique. Les sorties numériques sont protégées DHCP mais nous n’avons rencontré aucun de problème de compatibilité entre téléviseur et lecteur.

 

Des différences ténues

 

Après avoir passé tous les films à notre disposition sur tous les lecteurs, voici nos conclusions sur la qualité d’image. Pour le reste, nous vous en parlons dans la partie consacrée à chaque lecteur. Les deux lecteurs Blu-ray privilégient une image la plus nette et la plus définie possible. Cela donne un rendu qui restitue chaque détail au mieux avec un effet presque 3D par moment. Evidemment, c’est particulièrement impressionnant mais cela donne aussi un côté un peu artificiel à l’image avec des couleurs qui flashent davantage. Ce choix implique aussi une sensibilité particulière à la qualité du film en lui-même et exacerbe le bruit. C’est parfait avec Training-Day mais beaucoup moins sur Le fugitif et Lord of War par exemple. Le lecteur Samsung pousse ce concept le plus loin. L’image est particulièrement définie mais aussi très bruyante sur certains films. Si on l’associe au téléviseur Philips ou à un vidéo-projecteur DLP avec un film bien digitalisé, le résultat est incroyable. En revanche avec un téléviseur Full-HD (comme celui de la même marque d’ailleurs) et un film sujet au bruit, c’est limite irregardable, moins bien qu’un DVD traditionnel. Il est donc essentiel de combiner le lecteur Samsung avec un diffuseur qui n’est pas sujet au bruit vidéo. D’autant qu’aucun réglage ne permet d’intervenir sur l’image dans les menus du lecteur.

Le Panasonic est un peu moins extrémiste dans ses choix. L’image est un peu plus douce mais aussi bien moins sujette au bruit. Le rendu ne perd que très peu en netteté et en piqué mais le côté trop net et un peu artificiel s’estompe. Du coup, les films moins bien numérisés passent mieux tout comme le Panasonic tolère des téléviseurs un peu plus bruyants. Le rendu colorimétrique est aussi un peu moins flashy. Attention, ces différences sont minimes et ce n’est qu’en comparant qu’elles deviennent évidentes. Il faut toujours éviter les téléviseurs Full-HD qui ne contiennent pas le bruit, les films mal digitalisés et le rendu est toujours aussi précis dans l’absolu. Le Panasonic a un avantage objectif sur le Samsung, il dispose de nombreux réglages pour affiner le rendu de l’image. Il y a notamment deux filtres anti-bruit dont l’efficacité ne nous a pas trop convaincu et des réglages de netteté comme de colorimétrie. Il y aussi des préréglages efficaces. En mode cinéma, vous aurez un rendu plus doux au détriment du piqué. Ainsi, vous pouvez adapter l’image à vos préférences personnelles.

 

Côté HD-DVD

 

Le lecteur HD-DVD Toshiba comme celui pour la Xbox 360 procurent une image plus douce, plus cinéma. Le bruit est également mieux contenu. Ils sont donc moins sensibles au téléviseur auquel ils vont être associés. Il faut aussi souligner que les films HD-DVD que nous avions étaient globalement mieux numérisés et moins sujets au bruit que les Blu-ray. Mais avec des films identiques aux deux formats et sujets au bruit comme le Fugitif, la différence est flagrante. Il est vrai que l’impression de relief s’estompe un petit peu mais l’image est plus naturelle. Là encore, ce sont des différences légères en dehors du bruit et ce n’est pas mieux ni moins bien. C’est plus une affaire de goût personnel. Si vous aimez le rendu cinéma plus doux, vous préférerez le HD-DVD. Si vous aimez une image au piqué extraordinaire, vous préférez le Blu-ray. Au final pour l’image avec un téléviseur bien choisi et un film de qualité, les différences sont ténues. Elles se situent plus dans le registre de la préférence personnelle avec un dégradé qui va du Samsung en passant par le Panasonic pour aboutir au lecteur Xbox 360 et dans l’ordre du plus net et piqué mais aussi du plus flashy vers le plus doux, le plus cinéma. En revanche, les films de qualité moindre et les téléviseurs bruyants passeront le mieux sur la Xbox 360, et le moins bien sur le Samsung.

Bien que la Xbox 360 se contente d’une sortie analogique, nous n’avons constaté aucune dégradation par rapport au HDMI, du moins sur les téléviseurs et les projecteurs HD-Ready. Tout juste, l’image est un peu moins nette qu’avec le lecteur Toshiba en HDMI. Mais à moins de switcher instantanément de l’un à l’autre avec le même film et le même diffuseur, vous ne verrez pas la différence. Sur un projecteur Full-HD, on voit une légère perte. Les différences de rendu ne sont donc pas une question de Blu-ray ou de HD-DVD mais une question de choix fait par le constructeur sur le lecteur. Demain, il pourra en sortir un autre à l’un ou l’autre des formats qui prend un autre parti. Mais surtout ayez bien à l’esprit que les différences sont bien plus importantes entre deux films sur même support qu’entre deux lecteurs de format différent. Mais nous ne cherchons pas à ausculter le choix du format. Le Blu-ray verra apparaitre plus de lecteurs car plus de constructeurs se sont engagés mais une fois que vous en avez un, peu importe. Au niveau des studios qui sont exclusifs, à vous de voir lesquels sont susceptibles d’avoir des films qui vous intéressent davantage. Pour l’image en pinaillant, on peut dire qu’elle est un peu plus définie sur le Blu-ray et un peu plus cinéma sur le HD-DVD. Mais les lecteurs Blu-ray du moment sont aussi plus sensibles au bruit et les premiers films globalement moins bons que ceux sur HD-DVD. Et surtout, les lecteurs Blu-ray sont deux à trois fois plus chers que la solution Xbox 360 qui compense largement son absence de sortie numérique par le jeu vidéo fourni en prime !

TV satellite

Nous avons comparé les lecteurs Blu-Ray et HD-DVD à la télévision haute définition par satellite, la seule réellement disponible à ce jour et notamment à la chaîne National Geographic HD qui diffuse de beaux documentaires tournés en HD. Nous avons utilisé un décodeur Humax qui offre une image de bien meilleure qualité que celui fourni par Canal Sat. Il y a tout de même une très grosse différence de qualité. Il n’y a jamais cette impression de piqué et de 3D qu’on retrouve sur les disques. Il y a aussi des problèmes de fluidité et de contours imprécis lorsqu’il y a du mouvement à l’écran. Comme pour le Blu-Ray et le HD-DVD, tout dépend évidement de la qualité du film. Sur un téléviseur HD-Ready 32 pouces, la différence est logiquement moins flagrante mais sur un modèle plus grand en Full-HD elle saute aux yeux. Il y a donc un réel intérêt à passer au Blu-Ray et au HD-DVD car avant que la TV n’arrive à cette qualité, il reste du chemin à parcourir. Cependant, c’est déjà très bien et particulièrement les documentaires profitent énormément du passage en haute diffusent définition comme le sport d’ailleurs. Les chaînes allemandes SAT1 et Pro 7 diffusent déjà des séries américaines en HD, notamment Desperate Housewives et les Experts. Le progrès est flagrant mais évidemment variable en fonction des scènes. Les règles sont les mêmes que sur support HD. Les gros plans et les plans larges avec de nombreux objets profitent en premier lieu du passage à la haute définition.

 

Lecteur Samsung BD-P1000

 

Dans l’encombrement, le Samsung ne se distingue pas d’un lecteur DVD traditionnel. La finition est impeccable et le look devrait plaire au plus grand nombre. L’association noir et argent est réussie avec le dégradé sur la façade. Les lumières bleues qui illuminent l’avant sont suffisamment discrètes pour ne pas être gênantes. La télécommande est également assez jolie, similaire à celles des téléviseurs de la marque. En revanche, elle s’avère peu pratique à l’usage car la disposition et la hiérarchie des boutons ne sont pas idéales. On se mélange les pinceaux dans les fonctions de lecture. Les menus à l’écran sont simples et on se repère facilement. Il faut dire aussi que les réglages sont très limités et que vous n’aurez pas à y aller souvent. L’écran en façade affiche les renseignements classiques ainsi que la résolution.

Au dos de l’appareil, on retrouve une connectique traditionnelle et complète. En vidéo et dans l’ordre décroissant de qualité, il s’agit du HDMI, YUV, S-Vidéo et cinch. Il n’y a pas de Péritel ce qui peut paraître curieux. D’un autre côté, celui qui achète un Blu-Ray à 1300 euros pour le brancher sur un téléviseur basse résolution... Cela s’explique sans doute par la grande similitude avec le modèle américain. Pour l’audio, il y a évidemment des sorties numériques optique et coaxiale pour se relier à un ensemble home cinéma. Sinon, on trouve aussi le traditionnel cinch stéréo et une sorte 5.1 analogique pour brancher des enceintes amplifiées sans décodeur.

Petit plus, le lecteur intègre sous la trappe un lecteur de cartes mémoire multi-format et un port USB-host. Il sera ainsi possible de lire des musiques au format MP3 et d‘afficher des photos JPEG sans avoir à les graver au préalable sur un CD. La fonction photo est particulièrement intéressante car elle promet d’afficher en haute résolution. Il faut cependant préciser que les temps de chargement sont assez longs ce qui ne serait pas gênant si l’indicateur de chargement ne venait pas clignoter par-dessus la photo. Car on veut bien patienter en regardant la photo mais pas si elle est occultée par des diodes multicolores. Des fois, on se demande, si les ingénieurs testent vraiment toutes les fonctions…. Passons au Blu-Ray.

Si un média est dans le lecteur, il se passe 30 secondes au maximum entre l’allumage du lecteur et la première image à l’écran. C’est long mais moins que la concurrence. De même le Samsung est le plus véloce à passer de l’arrêt à la lecture et aux menus. Nous avons déjà parlé de la qualité de l’image, elle est la plus nette et la plus définie mais aussi la plus sensible au bruit et aux mauvais films. Et il n’y a aucun réglage pour la modifier. En YUV, la qualité ne chute que très peu. Elle est un poil moins piquée. Pour la mise à l’échelle, le Samsung se débrouille bien, aussi bien qu’un lecteur DVD de bonne facture. Si vous l’associez à un téléviseur HD-Ready, il faudra vraiment expérimenter ce qui donne le meilleur résultat entre la mise à l’échelle par le lecteur et le diffuseur. Un vidéo-projecteur fera généralement mieux. Le BD-P 1000 lit bien entendu les DVD classiques et il s’acquitte honorablement de cette tâche avec des images très piquées et là aussi une tendance au bruit mais bien moins marquée qu’avec les Blu-Ray. Les DVD et le CD gravés sont lus sans soucis mais attention, le Samsung n’est compatible qu’avec les DVD -, pas les +. Au final, le Samsung est cher et n’offre pas beaucoup de réglages ce qui pourra gêner les passionnés. Sa finition est excellente et son look avenant. L’ergonomie est globalement correcte. L’image privilégie le piqué, la netteté et un rendu plus flashy.

Caractéristiques :

  • Prix : 1 300 euros
  • Formats : Blu-ray, compatible DVD, CD, DVD-RW, MP3 et JPEG, Dolby Digital Plus, DTS HD
  • Sorties vidéo : HDMI, YUV, S-Vidéo, composite
  • Sorties audio : analogiques stéréo & 5.1, numériques optique et coaxiale
  • Fonctionnalités : lecteur de cartes mémoire, USB host

 

Lecteur Panasonic DMP-BD10

 

Tout d’abord, il est vraiment hors de prix ! Le constructeur annonce un prix conseillé de 1700 euros et la Fnac le vend encore 100 de plus. Et ce n’est pas pour le look et la finition qu’on paie. Si fermé, le lecteur a belle allure, cela se gâte en ouvrant la trappe. La finition n’est pas terrible, à l’image du tiroir de disque en plastique gris. Cela n’entame en rien le fonctionnement mais à ce prix...

L’afficheur informe correctement mais une lumière permanente trop forte trouble le confort de vision. La télécommande est du même acabit. D’abord, elle est vraiment pataude et moche avec une finition peu soignée, c’est le moins qu’on puisse dire. En revanche, elle s’avère plus ergonomique que la Samsung avec une disposition logique des fonctions principales. Une molette rotative permet de naviguer simplement dans les menus bien que sa précision ne soit pas extraordinaire. En revanche, il faut soulever une trappe et l’avant pour accéder aux régalages avancés. C’est d’autant plus pénible lorsque cela concerne les réglages d’image qu’on veut faire en manipulant la lecture. Et cela ne s’arrange pas dans les menus à l’écran qui sont austères et disposent d’une logique de navigation quelque peu alambiquée. Ainsi pour changer de résolution entre 720 et 1080, il faut passer par deux sous-menus.

En contrepartie, les réglages sont très nombreux, particulièrement pour le rendu qui nous intéresse en premier lieu. Comme de nombreux téléviseurs ne proposent plus tous les réglages en passant par le HDMI, c’est d’autant plus intéressant. Il y a deux filtres anti-bruit mais nous ne les avons pas trouvés très efficaces. On peut aussi régler le contraste, la luminosité, la netteté, les couleurs et le gamma. Il y a aussi des préréglages comme cinéma, doux ou fin qui sont très efficaces pour adapter l’image à son goût et au film. Comme le Samsung, le Panasonic en réglage par défaut privilégie la netteté et le piqué pour un rendu très détaillé mais c’est un peu moins prononcé et l’image y gagne en douceur et génère moins de bruit. Le lecteur n’est pas des plus véloces à la mise en route puisque disque inséré, il s’écoule 45 secondes entre la mise sous tension et l’apparition de la première image.

La connectique est très complète avec pour l’image HDMI, YUV, Péritel, S-Vidéo et cinch. Pour l’audio, il y a du numérique coaxial et optique, une sortie analogique stéréo et une autre en 7.1 compatible Dolby Digital Plus qui permet de se passer de décodeur. La sortie YUV est très bonne car nous n’avons vu aucune différence avec le HDMI sur un téléviseur. Les convertisseurs sont d’excellente qualité. La mise à l’échelle est excellente particulièrement du 1080 vers le 720 pour les téléviseurs HD-Ready. Pensez donc à régler la sortie en 720p, ce sera meilleur que ce que fera le téléviseur. Le Panasonic lit tous les CD et DVD gravés, ainsi que les MP3 et les JPEG mais seulement sur disque ce qui en réduit considérablement l’intérêt. En tant que lecteur DVD, le Panasonic procure une image un peu moins piquée comme c’était prévisible. C’est un peu moins flatteur que le Samsung mais aussi moins sensible aux films mal encodés. Au final, le lecteur Panasonic brille par une image un peu plus douce que celle du Samsung ce qui lui permet d’être moins sensible au bruit et aux films de qualité moindre. Le passionné sera surtout ravi des réglages très nombreux pour adapter l’image au contenu et à son goût. En revanche la finition est décevante surtout à ce tarif. Et c’est d’ailleurs le prix exigé qui en fera sans doute reculer plus d’un.

Caractéristiques :

  • Prix : 1 700 euros
  • Formats : Blu-ray, compatible DVD, CD, DVD-RW, DVD+RW, MP3 et JPEG, Dolby Digital Plus, DTS HD
  • Sorties vidéo : HDMI, YUV, Péritel RVB, S-Vidéo, composite
  • Sorties audio : analogiques stéréo & Dolby Digital Plus 7.1, numériques optique et coaxiale
  • Fonctionnalités : réglages avancés de l’image

 

Lecteur HD-DVD Microsoft Xbox 360

 

Pour 200 euros, Microsoft propose ce petit lecteur de poche à connecter sur la Xbox 360 par un câble USB standard fourni. Si les dimensions du lecteur sont réduites, il faut tout de même ajouter celles de la console. Et comme les formes sont arrondies, l’ensemble n’est pas évident à loger dans une installation de salon. De plus le lecteur nécessite sa propre alimentation fournie. Sinon, il n’y pas grand-chose à en dire puisqu’en dehors des deux ports USB supplémentaires à l’arrière, il n’y a rien d’autre qu’un tiroir.

Jusqu’à la fin de l’année Microsoft livre son lecteur avec le film King Kong qui affiche une qualité d’image exceptionnelle. Une télécommande fait également partie du lot. Simple et rétro-éclairée, c’est la plus ergonomique des trois lecteurs en test. La disposition et la taille des boutons sont logiques. En insérant un HD-DVD dans le lecteur, il prend la main et en démarrant la console, la lecture est automatique. Les membres de la famille peu familiers avec la partie console, pourront donc se servir sans problème du lecteur HD-DVD. D’autant que la navigation est très aisée que ce soit avec la télécommande ou même avec la manette et le petit menu qui peut s’afficher à l’écran.

Les réglages se feront sur le menu de la console et ne sont de toute façon pas très nombreux. Le point qui déplaira sans doute le plus aux passionnés sera l’absence de sortie numérique et plus particulièrement celle du HDMI. Mais c’est plus une affaire de mode et de praticité qu’un réel problème de qualité. La sortie YUV de la Xbox 360 est d’excellente facture et tous les diffuseurs HD disposent d’une entrée de ce type. La résolution monte évidemment jusqu’au 1080 mais on devra se contenter du i pour les films HD-DVD ce qui ne fait pas de différence tant qu’on n’est pas sur un vidéo-projecteur Full-HD de compétition. La qualité d’image est exceptionnelle. Le rendu est plus doux et plus cinéma que sur les lecteurs Blu-ray, ce qui implique aussi un piqué et une netteté un peu moins prononcés. Ce n’est pas mieux ou moins bien mais affaire de goût.

En revanche, le lecteur Xbox 360 est plus tolérant à l’égard des films et des diffuseurs sujets au bruit. Franchement la différence par rapport au lecteur Toshiba américain en HDMI est minime. En revanche la mise à l’échelle de la console est très performante et vous aurez donc tout intérêt à la régler en 720p sur un téléviseur HD-Ready. Avec le câble VGA en option, on peut théoriquement passer du 1080p mais nous n’avons trouvé aucun téléviseur qui l’accepte. Contrairement aux jeux, nous n’avons d’ailleurs pas constaté de différences avec la sortie YUV et nombreux sont les téléviseurs à avoir des problèmes sur l’entrée VGA... Côté son, il y a des limitations puisque les formats Dolby Digital Plus et DTS HD ne sont pas gérés. La mise en route de la console jusqu’à l’apparition de la première image prend 40 secondes ce qui est long mais en revanche la navigation dans le film est bien plus rapide que sur Blu-ray. Enfin avec Vista, il semble que le lecteur pourra aussi se brancher sur PC ! Pour ceux qui ont déjà une Xbox 360, la question ne se pose même pas, il vous faut ce lecteur. Pour les autres, c’est un moyen d’entrer dans la haute définition à 500 euros pour une qualité globale tout aussi bonne voire meilleure qu’en Blu-ray !

Caractéristiques

  • Prix : 200 euros
  • Formats : HD-DVD, compatible DVD, CD, DVD-RW, DVD+RW, MP3, WMA, JPEG Sorties vidéo :
  • YUV, VGA, Péritel RVB, S-Vidéo, composite
  • Sorties audio : analogiques stéréo, numériques optique
  • Fonctionnalités : c’est aussi une console de jeu !

Conclusion

 

Au final, il ne faut pas faire son choix sur le matériel mais sur les studios qui soutiennent l’un ou l’autre des formats et dont les films vous plaisent. Ensuite, il est vrai que la situation est ubuesque. Côté Blu-ray, vous n’avez que des lecteurs onéreux à associer à des diffuseurs haut de gamme exempts de bruit. A moins que vous ne vouliez attendre la suite et notamment la Playstation 3 en mars. Côté HD-DVD, le ticket d’entrée est vraiment très raisonnable avec en prime une console de jeu et une tolérance plus grande à l’égard du diffuser. Et il sera difficile de se plaindre de l’absence du HDMI surtout à ce prix. Ceux qui veulent à tout prix un lecteur dédié et du HDMI attendront fin janvier les lecteurs Toshiba qui seront vendus 600 et 900 euros.